Cabaretum valetae : festival ou expérience collective ?

Mes chers petits amis.

Entre deux déconnades paralittéraires, un petit sujet de reflexion plus profonde autout du Cabaretum Valetae. L’opération est lancée et bien lancée. Nous sommes sur la ligne de départ, et les différents collectifs partenaires fourbissent leurs plus belles créations pour cet événement. De çà et de là dans notre petit milieu, on entend parler du « festival des Errances ».

Par « festival », on entend bien souvent une programmation dense, tassée sur un week-end, sans temps mort. Et on y prend un plaisir fou. Mais ses moments, dans toute leur intensité, apparaissent parfois comme des tourbillons sociaux dans lesquelles on consomme du divertissement (entre autres) au détriment des relation sociales.

Pour le Cabaretum Valetae, nous avions envisagé une approche différente. L’idée serait plutôt celle d’un lieu de croisement, qui s’installerait sur une période relativement longue, et qui ne traiterait pas ses protagonistes comme des prestataires/organisateurs/consommateurs. Dans cette idée, nous préférons une programmation plus clairsemée et quelquefois même irrégulière, qui laisse le temps aux initiatives personnelles de se développer. Nous comptons sur tout le monde pour proposer et alimenter des ateliers autour de pratiques diverses, mais aussi des discussions et débats sans fin, des temps collectifs, ludiques ou sérieux, bref prendre le temps de se rencontrer simplement. Qui sait ce qui pourrait en découler dans les mois à venir ?

Alors ramène ta maison mobile (camion, caravane, tente…) ou mieux, viens la construire sur place. Prenons les choses simplement, et le reste suivra.

 

Lucien trotzdem, hippie en carton.